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Avis de 60 jours : quand le processus légal est déjà en marche

Recevoir un avis de 60 jours n’est jamais anodin. Souvent, on comprend que la situation est sérieuse, sans pour autant savoir ce qui est déjà engagé ni ce qui peut encore être corrigé.

Ce flou est lourd à porter. Mettre des repères, c’est souvent la première façon de reprendre un minimum de contrôle.

Ce que ce document veut dire (en langage humain)

Un avis de 60 jours (souvent lié à un préavis d’exercice) indique qu’un créancier signale un défaut et prépare une suite possible. Le point clé : comprendre où vous êtes rendu, et ce qui est réaliste maintenant.

Si vous êtes sous le choc
C’est normal. La plupart des gens lisent ce type de document en mode panique. Ici, on remet de l’ordre : (1) clarifier, (2) comparer, (3) choisir une action qui protège le plus possible votre situation.

Les erreurs fréquentes (et pourquoi elles coûtent cher)

Le bon réflexe : revenir aux faits (dates, documents, état des paiements), puis choisir une stratégie.

Les options possibles (sans vous pousser)

Il n’y a pas une seule “bonne” solution. Il y a une solution adaptée à votre réalité (revenus, équité, urgence, type de propriété, etc.). Voici les grandes familles d’options :

Stabiliser la situation Renégociation, ententes, ajustements temporaires, selon le contexte.
Financement / refinancement Peut aider à acheter du temps — mais ça doit être compris (coûts, conditions).
Vente (si tourner la page est mieux) Parfois la décision la plus saine : protéger ce qui reste et réduire le stress.
Abandon / “remettre les clés” Option sensible : comprendre les conséquences possibles avant de décider.

Le prochain pas le plus simple

Si vous voulez avancer sans vous éparpiller : décrivez votre situation en 2 minutes. On vous aide à la situer (où vous êtes rendu, quelles options ont du sens, et ce qui est risqué).

Questions fréquentes

Un avis de 60 jours, est-ce une saisie immédiate ? Non. C’est généralement un avis qui marque le début d’un processus et signale qu’il y a un délai à respecter. L’objectif ici est de comprendre où vous êtes rendu et quelles options existent encore.
À partir de quand le “60 jours” commence ? Souvent, ce n’est pas à partir du moment où vous lisez la lettre, mais plutôt à partir de la date d’inscription/publication du préavis. Si vous avez un doute, prenez la date exacte du document et faites vérifier l’inscription correspondante.
Est-ce trop tard si j’ai déjà reçu des lettres ou des appels ? Pas forcément. Beaucoup de gens agissent tard parce qu’ils sont sous le choc. Le bon réflexe est de clarifier la situation et de choisir une action réaliste, plutôt que de prendre une décision sous pression.
Dois-je vendre tout de suite ? Pas automatiquement. Vendre peut être une option, mais ce n’est pas la seule. La priorité est de comprendre les risques, les délais, et de comparer les options honnêtement.
Puis-je “remettre les clés” à la banque ? Il existe des scénarios où des gens envisagent l’abandon/cession, mais les conséquences varient. Avant de décider, il faut comprendre l’impact possible sur les dettes, les frais et les étapes du processus.